Le post-scriptum

A l'origine : des militants socialistes loyaux à une liste municipale de gauche plurielle. Maintenant : commentaires politiques de l'un d'eux.

09 novembre 2009

Un mur l'autre ?

Et après le système de santé, mister President ?

La Chambre des Représentants a adopté le projet d'organisation et d'extension à la très grande majorité des étatsuniens d'un système de santé solidaire. Reste évidemment le Sénat... Si l'ensemble du Congrès vote enfin ce projet, c'est une grande victoire, évidemment pour Barack Obama, mais surtout pour le peuple des USA.

C'est aussi une reconnaissance des sytèmes de sécurité sociale de la bonne vieille Europe, en particulier du système français de santé... celui-là même que l'UMP, derrière un réel besoin de réformes, met à mal et affaiblit, prenant le risque de marginaliser une frange importante de populations précaires vis à vis de la santé.

Mais il faut que ce soit alors une victoire pour le monde. Je m'explique : pour que libéré de ce souci, le Président américain se consacre enfin à la paix dans le monde. Avec des chantiers très difficiles en Afghanistan, au Pakistan, en Iran et en Irak. Mais avec un abcès proche-oriental à rapidement crever et soigner, sachant que la cicatrisation sera malaisée et longue... Ainsi, lorsque je lis ce qui suit sur "nouvelobs.com" en ligne :

ISRAËL-PALESTINE

Shimon Pérès à Mahmoud Abbas :

"Ne renoncez pas"

NOUVELOBS.COM | 08.11.2009 | 10:45

Réagissez à l'article 23 réactions

Le président israélien engage son homologue palestinien à se représenter aux prochaines élections.

... j'ai envie de m'en mêler (quelle prétention !...) et d'ajouter : " Avec l'aide des USA, de Mme Clinton, du président Obama, nous allons empêcher nos boutefeux, nos va-t-en-guerre, moi : la droite au pouvoir, vous : vos islamistes et le Hamas, dont les objectifs se recoupent et dont les positions politiques se nourrissent mutuellement du radicalisme de l'adversaire, d'aller plus loin dans l'escalade. Nous allons geler toute action de "colonisation", et même tenter progressivement, si vous nous donnez des gages de paix, de revenir au respect de l'intégrité géographique "des territoires", tout en desserrant -sous contrôle onusien- les mesures de confinement de la bande de Gaza. Ce qui donnerait la preuve à vos populations palestiniennes que la paix (certes transitoire) est possible et que le jusqu'au boutisme du Hamas et du Djihad leur sont néfastes. Vous, réélu, assainissez votre Administration et reprenez le contrôle politique, social et sécuritaire des territoires, et sous tutelle de l'ONU de la bande de Gaza. J'ai eu le président Obama au téléphone, et il m'a répondu YES, WE CAN ! "

Commémoration en ce moment de la chute du "Mur de Berlin" (et du "Rideau de Fer")... à quand celle de la disparition d'un certain mur en Palestine ?

Euh... hélas, je pense que...I've a dream !...

Posté par croquedale à 11:03 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 novembre 2009

Communistes royalistes (mais pas monarchistes)... Surprenant ?

Pas si couillons que ça les camarades picto-charentais. Hier, à Niort, en Conférence régionale du PCF, ils ont choisi à une majorité de 54 voix contre 42 et 3 abstentions un accord dès le 1er tour des régionales avec Ségolène Royal indique aujourd'hui Sud-Ouest Dimanche. Cela au détriment du Front de Gauche. Cela étant, ce sont les militants qui trancheront d'ici une quinzaine.

Néanmoins, cela donne à réfléchir. Sur  le terrain la gauche existe toujours et sait faire le choix de l'efficacité lorsque la "gouvernance" est jugée positive. Même en favorisant une direction... social-démocrate. Transmis à l'ami Mélenchon. Transmis également à Noël Mamère et quelques leaders "verts" qui, outre leur volonté d'autonomie et leur propension à jouer les grenouilles observant le volume d'un boeuf, minimisent le poids des équipes de gestion territoriale à direction socialiste, voire les ringardisent par le discours...

Cela dit, le PS (le PC aussi), marqués par leur histoire sociale et la tradition syndicale ouvrière, ont trop longtemps négligé, voire ostracisé, les porteurs d'un discours sur l'environnement et sa préservation (j'en parle en connaissance de cause...).

31 octobre 2009

Les suites des "cartons rouges de Ségolène Royal"...

Il ne s'agit pas de suites dans la politique nationale ou dans le débat politicien... mais de suite que, moi blogueur, je donne à un post titrant "Les cartons rouges de...".

 

D'abord pour prendre la mesure de ce que le sujet du "débat" sur l'identité nationale remue la blogosphère (au-delà de Nonobs, s'entend), booste l'activité des blogueurs. Cela à travers un article de l'Express en ligne.

 

Mais aussi pour revenir sur le fond et montrer que l'identité française, tout comme la sécurité, ne sont pas des thèmes "réservés"... à la droite, mais que la citoyenneté accomplie les revendique d'abord comme thèmes de gauche (la candidate, dès 2006 avec "l'ordre juste", n'en disait pas moins). Bien sûr, avec des conséquences qui ne sont pas celles de la pensée dominante de droite, pensée travaillée par la tentation de satisfaire aussi les aspirations de l'extrême-droite. Et là, nous aurons un article ainsi du philosophe Michel Onfray.

 

 

Dans un premier temps : comment les blogueurs voient-ils ce débat. A l'ironie surtout, semble-t-il :

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-blogueurs-...

Les blogueurs répondent par l'ironie

au débat de Besson

 

Par Marie Amélie Putallaz, Coline Berard, publié le 28/10/2009 16:47 - mis à jour le 29/10/2009 17:28

 

Après avoir déchainé les passions dans le monde politique, le débat sur l'identité nationale proposé par Eric Besson secoue la Toile. Plusieurs blogs tournent en dérision le projet du ministre de l'Immigration, dans lequel ils ne voient qu'un calcul politique.

Le ministre de l'immigration a "envie de lancer un grand débat sur ce qu'est être Français aujourd'hui". Parmi les thèmes à aborder: la Marseillaise, la burqa ou les expulsions.

LEXPRESS.fr

Le ministre de l'immigration a "envie de lancer un grand débat sur ce qu'est être Français aujourd'hui". Parmi les thèmes à aborder: la Marseillaise, la burqa ou les expulsions.

"Tu as un crédit-revolving sur le dos et tu as été obligé d'en faire un autre pour éponger le premier et tu te demandes quand tu vas être en sur-endettement tout en sachant que c'est imminent? Tu regardes le JT qui te montre que ça va mal et tu te demande quand les Iraniens vont faire péter la bombe? [...] Pas de problème! Parce qu'au moins, il te reste quelque chose à quoi te raccrocher. Tu es Français, crénom!", s'écrie l'auteur du blog Comité de Salut Public. "La question de l'identité nationale, ça ne sert qu'à ça: occulter les vraies questions et détourner l'attention des vrais coupables assis sur leurs tas de billets", tempête l'auteur.

Le blog Un dessin par jour publie quotidiennement une caricature sur l'actualité

undessinparjour

Le blog Un dessin par jour publie quotidiennement une caricature sur l'actualité

De son coté, le blogueur Calvero énumère et tente la preuve par l'absurde: "Peut-on être Français si on porte une burqa? Faut-il être meilleur en syntaxe et en grammaire françaises que la président de la République? Est-il impératif de savoir ce qui s'est passé l'an 1515 de l'hégire? Quel chants sacrés doit-on maitriser? La Marseillaise? Le Chant des partisans? Ah le petit vin blanc? Tiens voilà du boudin?"

"Le ministre vient d'annoncer son intention de lancer un vaste débat sur les valeurs de l'identité nationale, avec pour objectif de 'réaffirmer la fierté d'être français', thème central de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi pas un défilé de French pride sur les grandes avenues des principales villes du pays tant qu'on y est?", ironise le journaliste et écrivain Pierre Assouline sur son blog.

Ruminances offre la possibilité d'estimer votre "degré identitaire" grâce au Test de l'identité nationale. Et les internautes y répondent avec enthousiasme, sourire en coin: "Génial! Et j'ai coché toutes les cases: je suis un bon vrai Français pur Gaulois! Voilà une journée qui s'annonce radieuse; je vais vite mettre la Marseillaise en route." se réjouit Lecoucou. Nicolas s'inquiète: "J'ai pas trop coché. C'est mal?" "Non, c'est pas mal. T'aimes les voyages?" le rassure lediazec.

"Je porte le béret", "Je n'aime pas trop me raser ni même me laver"... le test d'Erby est là pour mettre à l'épreuve votre identité nationale.

KEZAKO HEBDO, Erby

"Je porte le béret", "Je n'aime pas trop me raser ni même me laver"... le test d'Erby est là pour mettre à l'épreuve votre identité nationale.

Si ces blogueurs ont choisi le rire, d'autres tentent l'exercice de l'analyse. Ils se montrent, eux aussi, critiques face aux positions du ministre de l'Immigration. Samuel, sur Authueil.org, conteste ainsi la pertinence de la question d'Eric Besson: "Quel est l'apport de l'immigration à l'identité nationale?", dont il pense que les réponses seront forcément "orientées". Enfin, le blogueur anti-Sarkozy Juan voit dans la démarche même de l'ouverture débat une volonté gouvernementale d'occulter d'autres sujets d'actualité: "Nicolas Sarkozy veut maîtriser l'agenda pour masquer ses échecs."

 

 

Ensuite, rejoignons les propos de Michel Onfray confiés au novelObs.com :

 

 

 

 

 

IMMIGRATION

Michel Onfray : "Le débat de l'identité

nationale n'est pas réservé à la droite"

 

NOUVELOBS.COM | 29.10.2009 | 15:26

Réagissez à l'article102 réactions

Michel Onfray, philosophe. (AFP)

Michel Onfray, philosophe. (AFP)

Le prochain débat annoncé par le gouvernement sera celui de l'identité nationale. L'identité française. Que l'on retrouve aujourd'hui dans l'intitulé d'un ministère. La création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale était une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. En 2007, le candidat déclarait: "Parler de l'identité nationale ne me fait pas peur", même si "pour certains c'est un gros mot. (...) Je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen." Le ministère a finalement été créé le 18 mai 2007 dès le premier gouvernement Fillon sous l'intitulé complet de "ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire". L'identité nationale, une affaire politique ou philosophique ? En réclamant le débat, Eric Besson a suscité un tollé dans l'opposition qui y a vu un thème emprunté à l'extrême droite. Pour le philosophe et écrivain Michel Onfray c'est au contraire une bonne occasion de se réapproprier le débat et de dire que l'identité nationale "est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture et de solidarité".

Nouvelobs.com : Existe-t-il une identité nationale française ?

- Michel Onfray : Oui, cela me parait évident. C'est l'histoire de la France. C'est un enjeu de société, c'est un enjeu d'histoire, c'est un enjeu politique aussi. Je trouve cela très bien de prendre la balle au bond et de montrer qu'il y a des définitions différentes et divergentes de l'identité nationale. Pour moi, il y a deux façons de concevoir l'identité. Celle de l'identité du sang, de la race et l'autre de la raison et de l'intelligence. Donc je trouve très bien de dire ce qu'est la France et comment elle fonctionne. Et ce n'est pas parce que la droite et l'extrême-droite ont défini une certaine idée de l'identité de la France, qu'il faut leur laisser dire. C'est une bonne occasion de dire que la France c'est la Révolution française, c'est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture, de solidarité et de fraternité.

Que reste-t-il de cette identité nationale aujourd'hui ?

- Je crois qu'elle est mal en point parce que justement nous avons laissé cette question là à la droite et à l'extrême-droite. Et que la gauche considère que le simple fait de parler d'"identité nationale", cela revient à utiliser le langage de l'extrême-droite. Ce qui n'est pas vrai. Quand l'Abbé Grégoire, par exemple, réfléchit au statut des Juifs dans la France lors de la révolution française, ce n'est pas un travail de droite. C'est plutôt un travail de gauche. Si on refuse le débat, il n'y aura de définition que celle de l'extrême-droite, c'est-à-dire la définition raciale.

L'Etat a-t-il un rôle à jouer dans la construction de l'identité nationale ?

- Non, je ne crois pas que ce soit à l'Etat de participer à la construction de l'identité nationale. C'est aux partis politiques, aux citoyens, aux philosophes, aux sociologues de faire un grand débat. L'Etat peut offrir des structures symboliques, comme la Sorbonne ou le Collège de France pour accueillir toutes les idées. Et faire se rencontrer des personnes qui ont leur définition de l'identité nationale. Moi, je suis preneur du débat pour montrer qu'il n'est pas le domaine réservé de la droite.

Peut-on encadrer l'identité nationale ?

- Cela dépend de la conception qu'on a de l'identité nationale et des personnes qui sont au pouvoir. Si vous êtes au pouvoir et que vous avez une conception de l'identité nationale qui est raciale, voire raciste, cela ne produira pas le même type d'effet que si vous êtes au pouvoir avec la conception de l'identité nationale héritée des Lumières. Si Eric Besson veut un débat, je trouve qu'il a raison. Maintenant s'il veut un débat de manière populiste en allant chercher ce qu'il a de plus bas chez les gens en secouant le racisme qui dort en nous souvent, effectivement cela va être problématique. S'il s'agit de prendre le peuple à témoin pour une définition de l'identité nationale, on ne va pas produire quelque chose de bien intelligent. Il ne s'agit pas de dire "regardez vos viscères et dites nous ce que vous en pensez".

Interview de Michel Onfray par Sarah Diffalah
(le mardi 27 octobre 2009)

Posté par croquedale à 01:33 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

29 octobre 2009

Les cartons rouges de Ségolène Royal

« Quelles sont les valeurs qui nous unissent ? La liberté : les libertés reculent en France. L’égalité : la droite creuse les inégalités. La fraternité : les politiques dressent les Français les uns contre les autres. »


29.10.2009

Ségolène Royal : ce débat ? une forme de cynisme...

Ce matin, à côté de mon quotidien Le Monde, ayant été "privé" de presse quotidienne nationale hier (par la grâce des NMPP, du moins des "ouvriers du livre"), j'ai pris Aujourd'hui en france, l'édition provinciale du Parisien. J'y ai trouvé, ma foi, des articles intéressants et, à propos de l'identité nationale, qui pour Eric Besson ferait débat, une "contre attaque" de Ségolène Royal.

 

Pourquoi contre (attaque) ? Parce que, bien évidemment, quelques âmes charitables ont ressorti le patriotisme affiché par la candidate de la gauche en 2007 afin d'essayer à la fois de laisser croire que Besson ne fait que reprendre un thème... qui fut de gauche par la volonté de Mme Royal, et de faire oublier qu'il s'agit en fait de raccoler l'électorat qui, sur la droite de la droite de l'UMP, semble se défier de Sarkozy et redonne des couleurs au Front national...

 

Plutôt que de scanner l'article, je suis allé le récupérer sur le net

  http://www.leparisien.fr/politique/identite-nationale-roy...

Le voici :

 

 

Politique

 

 


Identité nationale : Royal contre-attaque

L’ex-candidate PS à la présidentielle réplique à Eric Besson dans le débat sur l’identité nationale.

 

Rosalie Lucas | 29.10.2009, 07h00

 

 

« J’ai été la première à parler de cette question de l’identité nationale. » Hier soir, en arrivant à la mairie du IVe arrondissement parisien où l’attendaient près de 400 membres de son association Désirs d’avenir, Ségolène Royal a répondu au ministre de l’Immigration.

L’ex-candidate à la présidentielle ne s’était toujours pas exprimée sur la question depuis qu’Eric Besson a lancé, dimanche, son projet de grand débat sur l’identité nationale. Rappelant qu’elle en avait fait un de ses sujets de campagne en 2007, elle a expliqué combien ce thème était « fondamental ». Pourtant, Royal avait déchaîné les passions en souhaitant que les Français aient un drapeau tricolore chez eux. Celle qui terminait ses meetings en faisant chanter « la Marseillaise » souhaitait aussi que l’hymne national soit mieux connu.

Cartons rouges

Ségolène Royal a insisté hier sur « l’opération de diversion » du gouvernement. « Il y a une forme de cynisme à lancer ce débat maintenant », a-t-elle lâché en accusant le gouvernement, à quelques mois des régionales, de promouvoir « une opération de conquête d’un certain électorat ». « La droite agite cela pour faire oublier la politique inégalitaire qu’elle met en place, pour faire oublier les tentatives de népotisme… » Tout en ne se disant pas « naïve » sur les intentions de Sarkozy et de son ministre Besson, Royal s’est montrée prête à relever le défi. « Ce n’est pas un débat secondaire, a-t-elle expliqué, je n’ai pas peur de l’aborder. » L’ancienne rivale de Sarkozy en a profité pour distribuer des cartons rouges au président. « Quelles sont les valeurs qui nous unissent ? La liberté : les libertés reculent en France. L’égalité : la droite creuse les inégalités. La fraternité : les politiques dressent les Français les uns contre les autres. » En affirmant « souhaiter que le débat ait lieu » sur ce qui « fait que les Français tiennent debout ensemble », Royal tranche une fois de plus avec nombre de ses « camarades ». Elle veut surtout montrer qu’elle entend moins que jamais abandonner à la droite ce thème sensible.

Le Parisien

 

 

Articles sur le même sujet

 

27 octobre 2009

C'est demain ! Mairie du IVème à Paris, avec Ségolène Royal



27 octobre 2009

UPP "Les Français peuvent-ils encore croire en la valeur travail?" - 28 octobre 2009

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

UPP_28_oct_2009

Depuis le mois de janvier 2008, 25 salariés de l’entreprise France Télécom se sont donnés la mort.

Mardi 20 octobre 2009, les salariés de Pôle emploi se sont mis en grève. Surcharge de travail avec l'afflux massif de demandeurs d'emploi depuis le début de la crise, effectifs insuffisants, fusion à marche forcée, formations trop courtes pour devenir polyvalents, management par objectifs, sous-traitance au privé figuraient parmi les motifs de mécontentement exprimés. Un suicide et cinq tentatives de suicides sur le lieu de travail ont été reconnus par la direction, selon les syndicats. Selon le directeur général de Pôle emploi, "Il ne faut pas assimiler ce qui se passe à France Télécom à Pôle emploi". Jugeant les difficultés liées à la crise, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, et Xavier Darcos, Ministre du Travail lui emboîtent le pas. . Chômage, insécurité professionnelle, fermeture de sites en masse : Gooodyear, New Fabris, Molex, Arcelor Mittal, Continental, la liste est longue. Un questionnaire pour « évaluer l’état psychologiques des salariés » a pourtant été distribué au personnel de Pôle Emploi. Comme à France Télécom.

Quoi qu’il en soit, ces situations révèlent un profond malaise social.

La souffrance au travail n’est pas un thème réellement nouveau. Elle se manifeste différemment selon les classes sociales, les catégories professionnelles et les époques. Il semble cependant qu’aujourd’hui, les logiques féroces du capitalisme ultra-libéral et financier jouent un rôle non négligeable dans l’amplification de ce mal-être social.

Quelle est l’influence des nouvelles méthodes de management sur l’efficacité et le bien-être des salariés ? Quel arbitrage peut-on faire entre le partage du travail et l’antienne électorale du « travailler plus pour gagner plus » ? La valeur travail demeure-t-elle une donnée fondamentale de nos sociétés contemporaines ? Voici quelques unes des thématiques que nous aborderons au cours de ce débat.


A très bientôt

L'équipe de Désirs d'avenir Paris

Posté par croquedale à 22:28 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 octobre 2009

Les habitants de La Hume sacrifiés au Conseil municipal de Gujan-Mestras ? En filigrane : La Poste.

C'était il y a trois semaines. Les citoyens, les "usagers" du service public, les contribuables (propriétaires tout de même de ces services) étaient appelés à se prononcer sur le futur statut de la Poste, du moins à exprimer leur refus de la modification de statut de la Poste, "La Poste", préalable -quoiqu'en dise la Sarkozye- à sa future privatisation, comme ce fut le cas pour Gaz de France aujourd'hui absorbé dans le groupe Suez.

La semaine passée, à Gujan-Mestras (Gironde, Bassin d'Arcachon), la sénatrice maire a retiré de l'ordre du jour une délibération concernant l'avenir de La Poste sur la commune. L'opposition de gauche, menée par le socialiste Fabrice Verdelet a donc quitté la salle du Conseil municipal, suivie par l'opposition de droite.

Aujourd'hui, mise au point dans Sud-Ouest par Fabrice Verdelet :


Une réaction de l'opposition

 

A la suite de la décision de l'opposition de quitter le Conseil municipal, jeudi soir, pour marquer leur opposition au refus du maire d'inscrire une délibération sur La Poste à l'ordre du jour, Fabrice Verdelet, au nom de l'opposition socialiste, communique : « Le service postal met à la disposition des usagers 17 000 points de contact dans toute la France. La privatisation de ce secteur d'activité aura donc des conséquences pour tous les citoyens sur l'ensemble du territoire. Les communes seront donc directement impactées, Gujan-Mestras comme les autres. Comment avoir aujourd'hui la certitude que le bureau de poste de La Hume soit maintenu en cas de privatisation ? Il est donc totalement légitime que les conseils municipaux se saisissent de ce problème. »

Tags : Politique gujan-mestras Bassin d'Arcachon

 

Les trois textes ci-dessous sont capturés dans mon blog généraliste (d'où les incompréhensibles, pour vous, annotations et allusions...) et datent donc de l'époque de la VOTATION CITOYENNE :



Un acte responsable, un témoignage citoyen : la votation nationale du 3 octobre (samedi)

Je vais m'absenter les 30 septembre et 1er & 2 octobre (j'aurai prévu des notes... d'entretien) et n'aurai plus l'occasion d'en reparler d'ici samedi.

 

Il ne s'agit plus là de choix partisan, de gauche contre droite (quoique... hélas ! compte tenu du clientélisme parlementaire du godillot Sarkozyland) mais bien de la préservation d'un bien commun, qui appartient aux citoyens, qui appartient aux contribuables, et qui reste l'un des derniers liens sociaux, mettant celui-là tous les habitants de notre pays à égalité devant l'acheminement du courrier et des petits colis.

 

Le ministre des finances de Chirac, Nicolas Sarkozy (lui ? oh !...), avait promis que jamais GDF ne serait privatisé. Il l'a été et n'est pas allé à la rencontre d'EDF pour constituer un pool énergie solide, préférant l'aventure du grand capitalisme polyvalent.

 

Le pps (show PowerPoint) joint, votation_3_octobre.pps, est à ce titre édifiant. Lisez-le bien, enregistrez-le, faites-le connaître, avant de vous rendre aux urnes samdi 3 octobre pour la grande VOTATION CITOYENNE qui vous permettra d'obtenir un referendum d'initiative populaire.

 

Car il s'agit pour vous, pour moi, pour nous d'une (future) spoliation. Il s'agit d'un (futur) déni de parole(s) de nos gouvernants. Il s'agit (presque) d'une injustice territoriale. Il vaudra assurément mieux habiter à terme Bordeaux, Toulouse ou Clermont-Ferrand que Saint-Urcize (Aubrac cantalien) ou La Font-Sainte et Apchon au nord du Puy Mary, voire... Montboudif.

 

Les entreprises s'en moquent, elles paient déjà fréquemment des messageries privées, voire une filiale de La Poste.

 

Aux urnes, citoyens ! La carte des points de votation (en mise à jour permanente) : http://www.appelpourlaposte.fr/spip.php?article151

 

 

Quant à moi, j'irai voter avec un belingot de St Herblain en bouche à défaut de biscuit craquant (il y a bien les confitures recuites d'Héloïse... mais, bon ! hein ?)

 

Mardi, notre hebdo en ligne publie l'article qui suit à ce sujet (63 % de Français opposés...) :

 

 

SERVICE PUBLIC

63% des Français sont opposés au nouveau statut de La Poste

NOUVELOBS.COM | 29.09.2009 | 07:25

Réagissez à l'article 12 réactions

En outre, 83% des sondés pensent que "la Poste sera privatisée dans quelques années" si le projet gouvernemental de transformation en société anonyme est adopté.

 

 

(Reuters)

(Reuters)

 

Plus de six Français sur dix sont "défavorables" au basculement de La Poste, établissement public, en une société anonyme, révèle un sondage CSA publié mardi 29 septembre par L'Humanité. De même, 75% des sondés voteraient "non" à sa privatisation.
Soixante-trois pour cent des personnes interrogées se disent "pas du tout favorables" (41%) ou "plutôt pas favorables" (22%) au changement de statut, alors que 31% y sont "plutôt favorables" (23%) ou "tout à fait favorables" (8%).

"La Poste sera privatisée dans quelques années

Les sondeurs reprennent ensuite la question posée aux participants à "la votation citoyenne" organisée par les opposants au projet gouvernemental dans toute la France : "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet" ? Confrontés à cette question, les sondés y répondent à 75% par la négative, alors que 25% répondent "oui".
Par ailleurs, 83% des sondés pensent que "La Poste sera privatisée dans quelques années" si le projet gouvernemental était adopté.

- Sondage réalisé par téléphone du 23 au 26 septembre sur un échantillon national représentatif de 1.004 personnes majeures, constitué d'après la méthode des quotas.

(Nouvelobs.com avec AFP)


04.10.2009

Votation, referendum d'initiative populaire

Dans la continuité de mon précédent post, je dois bien avouer que le temps me manque, que la fatigue est là (hier soir à la nuit tombante nous démontions de lourdes tentes et chargions plateaux et remorques, vive la vie associative !) et que mon blog, c'est évident, s'en ressent.

 

Néanmoins, comme beaucoup d'habitants de ce pays, j'ai trouvé le temps pour aller voter (il y avait trois urnes -transparentes- et listes d'émargements dans mon petit bled). je lis ce matin dans sud-Ouest que 59 % des français(e)s souhaitent un referendum ; 67 % s'étaient déterminés en fin de semaine contre le changement de statut de cet ancien service (ou encore...) Service Public, notre propriété à nous citoyens et contribuables, l'un des derniers liens sociaux quasi-institutionnels dans nos territoires ruraux.

 

 

J'ai tout de même trouvé le temps d'aller faire un tour "chez" Marius. Son discours méprisant, et dépassant l'habituerlle provocation qu'il affectionne, m'a catastrophé et heurté. C'est en outre un discours ignorant totalement la ruralité, ses besoins, sa culture... Sans, pour ma part,  en appeler pour autant à Jacques Tati !...

 

 

Enfin, pour quelques commentateurs et contradicteurs, je rappelle le contenu du Power-Point que je vous ai mis en ligne ces derniers jours, et d'autre part que... Gaz de France - Suez parle d'abandonner une filiale gaz naturel !!!... Cela ne vous interpelle pas, nom d'une pipe (calme Caque, calme...), Gaz de France, qui fut votre, notre, propriété ; Gaz de France dont le changement de statut ne devait pas entraîner de privatisation... foi de Ministre des Finances, croix de bois croix de fer si je meurs je vais en... non : à l'Elysée ?

 

 

Millôdiou : la grenouille qui sera finalement ébouillantée en étant apparemment consentente : c'est cela. Point barre ! Alors, Marius peut vaticiner sur votre, sur notre, fainéantise et notre culture de l'assistance. Qu'il pense au moins que, derrière nous, il y a nos gosses et leurs enfants...

05.10.2009

Citoyen, civique, vote...  Détails sémantiques ?

J'ai lu, il y a quelques heures, la persanerie du jour, c'est à dire le post dominical d'Usbek. Je pourrais le reprendre et... polémiquer sur son thème et son angle d'attaque ou de moquerie des socialistes... Mais, ce sont ses idées, et quand il écrit ainsi, il sait qu'il va accueillir des commentaires de protestation, éventuellement critiques et peu amènes...

Je ne le satisferai point sur ce plan, sinon en relevant que dès le soir du vote socialiste, en novembre dernier, consécutif au TSSR du Congrès de Reims*, tout était déjà dit sur ces manquements (il y en a eu également, à moindre échelle, par exemple en 13 et en 34, fédérations favorables à Ségolène Royal) à la démocratie et au respect des militants. Et... sur vos écrans de télévision, souvenez-vous des cris de Manuel Valls. Donc, le parti socialiste ne vient pas de découvrir les irrégularités commises à la lecture d'un bouquin de journalistes. Je veux signifier ici à Usbek qu'il n'y a point "révélation".

 

Non ce qui m'intéresse là, dans son post en question, est son annotation sur la "votation" et sur le qualificatif de "citoyenne". Sur la votation, terme qu'utilisent les suisses pour leurs consultations populaires, préparées longtemps à l'avance dans la mesure où, comme le relève à juste titre Usbek, elles doivent être suivies d'effets dans le fonctionnement ou dans le corpus législatif de la Confédération, on peut évidemment gloser.

 

Oui... mais alors quel terme utiliser ?

 

Vote ? Euh... les françaises et Français ont le droit de vote et sont appelés en chaque point du territoire à l'exercer de la façon rappelée par les Préfets, en application du Code électoral (articles de loi L, articles de réglement R). Alors, là il y a risque de grande confusion.

 

Scrutin ? Ben... c'est ce qui recouvre l'opération conduisant les électrices-électeurs à voter ; c'en est aussi le mode (un tour ? deux tours ? etc).

 

Sondage ? Ah non ! Même si on peut être tenté de dire "coup de sonde" dans la population, là, il y a eu un appel à tous, et ont "voté" des volontaires sans aucun critère de représentativité de groupe, catégorie, tranche, etc. Vraisemblablement les gens qui ont fait l'effort de s'exprimer l'ont essentiellement fait pour dire "non" et ne représentent alors que les opposants au projet gouvernemental. Cette votation n'avait donc rien de "statistique" et ne pouvait en aucun cas se substituer à un sondage. D'autant qu'un sondage est là pour donner une image de l'opinion à un instant donné, quel qu'en soit le commanditaire (et quelles que soient ses intentions), alors que la votation en question avait pour but d'obtenir le nombre de voix (et plus, bien évidemment) interpellant le Pouvoir en vue de réclamer, comme la Constitution réformée récemment le permet, un référendum d'initiative populaire...

 

Consultation ? Pourquoi pas... mais alors en la qualifiant de "citoyenne".

 

Et c'est là que je diverge par rapport au propos d'Usbek. Voter à la demande des Pouvoirs publics, scrutins alors mis en place  localement par les mairies, c'est exercer un droit acquis par les citoyennes et citoyens que nous sommes, mais c'est aussi faire preuve de civisme (et ne pas voter n'est donc pas une attitude civique). A la limite vote et civique accolés constituent un pléonasme ou un truisme...

En revanche, et dans le cas de la consultation de samedi, dite "votation" par le collectif de partis, syndicats et associations, il s'agissait bien d'une consultation citoyenne (librement consentie en connaissance de cause et en vue de l'obtention d'un référendum), d'un vote "citoyen", d'une votation "citoyenne".

 

Oui, Usbek, il est vrai que mis à beaucoup de sauces le mot citoyen devient parfois tarte à la crème... Encore que ce soit un beau terme, un signifiant chargé de sens, d'émancipation, et d'égalité. Egalité... justement devant le Service Public comme (en principe) devant la Loi.

Alors, ne boudons pas notre plaisir. Pour ma part c'est au moins autant le citoyen que le militant associatif, c'est même d'abord le citoyen qui est allé émarger la feuille déclarative et qui a coché le NON sur le bulletin de vote.

 

* Notez bien : le Congrès des dupes. Pas vrai (au hasard) Bertrand ?

La bronca se prépare au Sénat

La branlette (sic), les divagations vagales... vues par un sénateur UMP

Très intéressant entretien avec un sénateur UMP, ancien apparatchik du RPR... qui annonce la bronca à venir au Sénat, pas obligatoirement de la gauche. L'homme est celui qui a inventé le Sarkoko. C'est un connaisseur du tout UMP. C'est aussi un analyste critique des dérapages de Sarkozy, de la branlette de... des divagations vagales ou cérébrales de... la vidéo vous donnera les noms.

 

Je vais vous mettre le lien mais sans podcast car la vidéo taille 40 Mb et lrd transferts sont limités à 10 Mb (ou Mo) : http://www.bakchich.info/Probst-annonce-la-bronca-des,090...

Posté par croquedale à 10:04 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Un pied dans l'entreprise publique EDF, un autre chez Véolia...

25.10.2009

Surhomme ?

J'aime bien lire la chronique dominicale de Christian Seguin dans Sud-Ouest dimanche. Aujourd'hui, j'y ai trouvé le "billet" que j'aurais aimé écrire, du moins développer il y a déjà quelques jours. Car, derrière l'affaire du petit jeune de 1er cycle en droit destiné à présider l'EPAD, l'établissement public administrant et développnant le plus gros quartier d'affaires en Europe, il y a en Sarkozyland (Sarkozystan ?) des gateaux industriels, notamment certains dont l'Etat est actionnaire, qui se répartissent entre potes, jusqu'au paradoxe du mec qui aura un pied dans une entreprise publique et l'autre, ou l'oeil (peu importe), dans un fleuron capitaliste... où les hauts fonctionnaires aiment bien à venir y pantoufler (pas vrai J-M.M.... ex maître du monde ?). Tout en touchant des jetons chez... au hasard (rappel : on est en Sarkozyland)... Lagardère (presse), Dassault(*) (presse)... J'ai accolé "presse" entre parenthèses à l'énoncé de ces derniers groupes d'armement  et d'aviation, pour rafraîchir la mémoire d'un mégaphone sarkozyste dénommé Lefebvre, celles d'autres hiérarques ou grandes gueules de l'UMP qui voudraient nous faire croire que la presse... joue contre Sarkozy... Soyons sérieux !

 

Ci-dessous, ce passage de la page de Christian Seguin aujourd'hui :

 

Surhomme

Un homme hors du commun a été trouvé dans les bureaux pour diriger d'une seule main et en même temps EDF et Veolia Environnement, deux entreprises, publique et privée, aux intérêts divergents, qui réalisent des ventes cumulées de plus de 100 milliards d'euros avec 500 000 salariés. L'athlète est aussi membre du conseil d'administration du groupe Lagardère, de CNP Assurances, de la banque Natixis et de Dassault Aviation. Mais il ne va pas au bistrot.

 

 

(*) Serge. Celui qui interdit par la justice a tout de même son bureau à la mairie de Corbeil-Essone où un prête-nom (j'ai failli écrire comparse) fait semblant d'être le Maire...

 

Posté par croquedale à 00:04 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

18 octobre 2009

La nique à tant de détracteurs... Allez-y Madame Royal !

17.10.2009

Lorsque, petit-déjeûnant ce samedi, j'ai parcouru mon Sud-Ouest, je n'ai pas pu ne pas voir la photo de Mme Royal... ni le grand titre de l'article. Vous noterez, en outre, qu'élue par un peu plus de 80 % des militants socialistes picto-charentais comme candidate socialiste en vue des prochaines régionales, et forte de sa position personnelle de non cumul de mandats, elle peut se permettre de rappeler D. Bussereau à l'ordre : "mon garçon, vous devrez abandonner votre mandat de Conseiller général, chef de l'exécutif départemental de Charente-Maritime". Dur-dur pour ce maire, pdt de Conseil général et Ministre !...

 

Cette éthique de Mme Royal, qui l'a affaiblie au plan de l'accès aux média (souvenez-vous, elle a cédé son siège de député au nom du respect de ses propres engagements de candidate présidentielle), fait aujourd'hui sa force.

 

Vous noterez en outre que, n'ayant jamais été dans l'appareil du PS (si elle avait été -ce qui eut été légitime- Première secrétaire à la suite du Congrès de Reims du PS, elle désignait immédiatement Vincent Peillon comme Premier Secrétaire délégué, donc organisateur de l'appareil...) elle explique une fois de plus que ce n'est pas son truc.

 

Samedi 17 Octobre 2009

"); //-->


POLITIQUE. La présidente de Poitou-Charentes a réagi vivement à l'annonce du probable duel qu'elle va devoir livrer contre Dominique Bussereau

Elections régionales : Royal dégaine sec contre Bussereau

Les premières flèches ont été décochées hier. (photo léoty)
Les premières flèches ont été décochées hier. (photo léoty)

 

Ainsi que nous l'annoncions dans notre édition d'hier, l'ordre est tombé de l'Élysée : sauf nouvelle surprise au sein d'une armée UMP pictocharentaise dont les généraux ont tendance à se glisser des peaux de banane sous les bottes, c'est Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, qui va mener la liste UMP des régionales contre la sortante Ségolène Royal.

Une décision qui, pour l'heure, ne doit pas enchanter grand monde dans le camp UMP : le Charentais Henri de Richemont qui avait été élu chef de file en janvier dernier par les militants doit l'avoir saumâtre d'avoir été renvoyé sans façon dans sa verte campagne. Dominique Bussereau, tout nouveau président du conseil général de Charente-Maritime - et bien content de l'être - ne doit pas être emballé face à la mission qui l'attend. Il a d'ores et déjà expliqué qu'il ne dirait pas un mot sur le sujet avant le 28 novembre, date de la désignation officielle des têtes de liste UMP.

Il est en tout cas assuré de ne pas avoir une ingrate face à lui. Hier, Ségolène Royal a décoché les premières flèches en qualifiant son futur adversaire de « sommet du cumulard », ajoutant, perfide, que « la morale veut qu'on garde le dernier mandat sollicité auprès des électeurs ». « Donc, a-t-elle précisé, M. Bussereau, quelle que soit l'issue de l'élection, devra rester au conseil régional et démissionner du conseil général. »

Elle a également évoqué Nicolas Sarkozy « dont on dit qu'il s'occupe de moi ». Et d'ironiser : « Les moyens d'appui au sol et dans les airs vont suivre. Les bataillons vont s'aligner. Les défilés des ministres se poursuivre en région. »

Et avant de rendre un hommage appuyé à Henri de Richemont (« c'était un très bon candidat pour l'UMP car il correspond à l'identité du terrain, c'est un homme de centre droit, consensuel, correct »), elle s'est demandé si « Dominique Bussereau, actuel ministre du gouvernement, avait l'intention de venir en région pour y faire ce qui est fait au niveau national ».

Et de pointer du doigt « la création de 22 taxes supplémentaires » de la part du gouvernement.

Après s'être occupée du cas Bussereau, Ségolène Royal a parlé des émeutes de Poitiers, samedi dernier, en rejetant la responsabilité sur le préfet de région qui était « informé » et qui n'aurait pas pris les décisions adéquates.

Elle a aussi parlé de son refus d'entrer à la direction du PS. « Je n'ai pas claqué la porte, je n'y suis pas allée. Parce que je suis mal à l'aise dans les appareils politiques, notamment dans celui-ci », a-t-elle dit.

Auteur : Patrick Guilloton

Posté par croquedale à 19:05 - Politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 septembre 2009

Ségolène Royal et ma perplexitude...

Je transfère ici (copie-colle) la note que j'ai mise en ligne ce matin sur mon blog éclectique habituel. Et j'y ajouterai un ou deux des commentaires reçus là-bas.

Ségolène attitude ? Ségolène bravitude ? Et perplexitude matutinale de blogueur...

Mercredi 16. En fin de matinée j’irai acheter mon Canard Enchaîné et Le Monde (s’il y en a encore, car selon les jours on en livre 3, 5, 10 au plus) et consulter les « une » de la presse quotidienne. J’ai déjà lu Sud-Ouest, abonné que je suis.

 

C’est dans cet état d’esprit, mal réveillé et en tout cas encore interrogatif et confus, ou perplexe, quant à la déclaration de Ségolène Royal faite hier soir. Laquelle déclaration a conduit un de mes commentateurs de blog, Nolats, à ajouter ce matin un commentaire sous ma note « Une Ségolène attitude souhaitable, et… souhaitée. »

 

La parole à Nolats :

 

Ah, Ségolène a été très fine sur ce coup, en demandant à la direction du PS de déposer plainte contre les auteurs du livre, afin de défendre la vérité et l'honneur du parti.
Mais nul n'est dupe, les magouilles ont existé un peu ou beaucoup, on n'a rien appris de nouveau dans le livre qui n'ait déjà été dénoncé après le scrutin.

Un petit point marqué, en annonçant qu'elle n'était plus candidate au poste de premier secrétaire et qu'il fallait promouvoir une nouvelle génération, elle se place "en réserve du parti" voire en réserve de la nation.
Mais pour sortir par le haut, il ne faut pas pousser le pion jusqu'à la case du fou. Aussi bien un procès qu'un débalage contradictoire laisserait des marques. Il faut une déclaration commune de dépasser les clivages tout en désavouant les tricheries, et qu'elle place un proche dans une direction collégiale dès avant les régionales. Les citoyens ont besoin d'une opposition résolue et unie.

Ecrit par : Nolats | 16.09.2009

Ce à quoi j’ai répondu, dans un premier jet :

Oui Nolats,

 

Je suis tenté de penser comme vous. Je suis un peu confus encore à cette heure-ci, je veux dire confus dans ma perception et dans l'analyse du choix fait hier soir par Ségolène Royal.

 

Ses déclarations à France-Inter font qu'il lui était difficile de "revenir en arrière" et de jouer la carte de la magnanimité apparente. Elle a choisi, il me semble, un angle d'attaque que ses ennemis diront rusé, sinon pervers.

 

Mais, se disant désormais au-dessus de la mêlée, elle se montre à la hauteur (manoeuvrière) de bien des hommes politiques de premier plan de ces quarante dernières années... Elle joue peut-être gagnant (pour elle) si elle est brillamment reconduite à la tête de l'exécutif picto-charentais en 2010.

 

En revanche, je pense (ou je le crains) que bien des militants vont se démobiliser par rapport à elle compte tenu de la dispersion des Peillon, Gorse, Rebsamen, Sapin, Collomb, etc. Je l'écris souhaitant (encore) me tromper. A moins qu'un groupe de quadras et jeunes quinquas se ressoude derrière les thèmes de la motion qui fut, on l'oublie trop aujourd'hui, en tête à l'ouverture du Congrès de Reims du PS.

 

Ayant écrit cela, j'ai besoin de quelque temps de réflexion. Et peut-être de contacts avec des militants (de ceux qui ne m'ont pas ostracisé !).

Commentaire reçu en fin de matinée :

Elle a gagné. Ne pas aller jusqu'au fou ? Voilà qui est révélateur.. Elle force ses "contradicteurs" et ses "concurrents" à la réflexion et à la stratégie défensive ! C'est une "reine" et elle peut se permettre la ligne droite offensive ou la diagonale subreptice..De toutes façons, quoi qu'elle dise ou fasse, elle sera critiquée..Les Peillon, Valls, et autres ont
déjà fait le "pas biaisé" du cavalier..Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années..Et puis, il y a la nouvelle vie de Ségo, avec André..Elle "n'avait pas le droit", dans les esprits, depuis 2007..Elle aurait du "donner son corps à la France"..Elle ne sera plus jamais "premier secrétaire du PS" mais pose la règle fondamentale :
"Réhabiliter la morale et la droiture dans le Parti" au risque de le voir
déserté par les militants qui ne sauront plus "regarder en face" les tricheurs (faut il les dénommer ?).
Vois-tu Caque, je savais tout cela avant de rejoindre le PS, pour voter Ségolène en 2006. I had a dream..Je suis un homme libre et j'affirme ici
dans ma grande naïveté, que je crois en l'éthique de cette personne..
Je ne me perdrais pas dans des méditations métaphysiques vaines, mais, plus prosaïquement, je considérerai que si la majorité des gens de gauche ne ressentent pas la même chose que moi, alors, je n'ai rien à faire avec eux..Je doublerai néanmoins mon obole pour DA.

Ecrit par : hubert41 | 16.09.2009

Posté par croquedale à 17:34 - Politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
Page suivante »