09 novembre 2009
Un mur l'autre ?
Et après le système de santé, mister President ?
La Chambre des Représentants a adopté le projet d'organisation et d'extension à la très grande majorité des étatsuniens d'un système de santé solidaire. Reste évidemment le Sénat... Si l'ensemble du Congrès vote enfin ce projet, c'est une grande victoire, évidemment pour Barack Obama, mais surtout pour le peuple des USA.
C'est aussi une reconnaissance des sytèmes de sécurité sociale de la bonne vieille Europe, en particulier du système français de santé... celui-là même que l'UMP, derrière un réel besoin de réformes, met à mal et affaiblit, prenant le risque de marginaliser une frange importante de populations précaires vis à vis de la santé.
Mais il faut que ce soit alors une victoire pour le monde. Je m'explique : pour que libéré de ce souci, le Président américain se consacre enfin à la paix dans le monde. Avec des chantiers très difficiles en Afghanistan, au Pakistan, en Iran et en Irak. Mais avec un abcès proche-oriental à rapidement crever et soigner, sachant que la cicatrisation sera malaisée et longue... Ainsi, lorsque je lis ce qui suit sur "nouvelobs.com" en ligne :
ISRAËL-PALESTINE
Shimon Pérès à Mahmoud Abbas :
"Ne renoncez pas"
NOUVELOBS.COM | 08.11.2009 | 10:45
Le président israélien engage son homologue palestinien à se représenter aux prochaines élections.
... j'ai envie de m'en mêler (quelle prétention !...) et d'ajouter : " Avec l'aide des USA, de Mme Clinton, du président Obama, nous allons empêcher nos boutefeux, nos va-t-en-guerre, moi : la droite au pouvoir, vous : vos islamistes et le Hamas, dont les objectifs se recoupent et dont les positions politiques se nourrissent mutuellement du radicalisme de l'adversaire, d'aller plus loin dans l'escalade. Nous allons geler toute action de "colonisation", et même tenter progressivement, si vous nous donnez des gages de paix, de revenir au respect de l'intégrité géographique "des territoires", tout en desserrant -sous contrôle onusien- les mesures de confinement de la bande de Gaza. Ce qui donnerait la preuve à vos populations palestiniennes que la paix (certes transitoire) est possible et que le jusqu'au boutisme du Hamas et du Djihad leur sont néfastes. Vous, réélu, assainissez votre Administration et reprenez le contrôle politique, social et sécuritaire des territoires, et sous tutelle de l'ONU de la bande de Gaza. J'ai eu le président Obama au téléphone, et il m'a répondu YES, WE CAN ! "
Commémoration en ce moment de la chute du "Mur de Berlin" (et du "Rideau de Fer")... à quand celle de la disparition d'un certain mur en Palestine ?
Euh... hélas, je pense que...I've a dream !...
08 novembre 2009
Communistes royalistes (mais pas monarchistes)... Surprenant ?
Pas si couillons que ça les camarades picto-charentais. Hier, à Niort, en Conférence régionale du PCF, ils ont choisi à une majorité de 54 voix contre 42 et 3 abstentions un accord dès le 1er tour des régionales avec Ségolène Royal indique aujourd'hui Sud-Ouest Dimanche. Cela au détriment du Front de Gauche. Cela étant, ce sont les militants qui trancheront d'ici une quinzaine.
Néanmoins, cela donne à réfléchir. Sur le terrain la gauche existe toujours et sait faire le choix de l'efficacité lorsque la "gouvernance" est jugée positive. Même en favorisant une direction... social-démocrate. Transmis à l'ami Mélenchon. Transmis également à Noël Mamère et quelques leaders "verts" qui, outre leur volonté d'autonomie et leur propension à jouer les grenouilles observant le volume d'un boeuf, minimisent le poids des équipes de gestion territoriale à direction socialiste, voire les ringardisent par le discours...
Cela dit, le PS (le PC aussi), marqués par leur histoire sociale et la tradition syndicale ouvrière, ont trop longtemps négligé, voire ostracisé, les porteurs d'un discours sur l'environnement et sa préservation (j'en parle en connaissance de cause...).
31 octobre 2009
Les suites des "cartons rouges de Ségolène Royal"...
Il ne s'agit pas de suites dans la politique nationale ou dans le débat politicien... mais de suite que, moi blogueur, je donne à un post titrant "Les cartons rouges de...".
D'abord pour prendre la mesure de ce que le sujet du "débat" sur l'identité nationale remue la blogosphère (au-delà de Nonobs, s'entend), booste l'activité des blogueurs. Cela à travers un article de l'Express en ligne.
Mais aussi pour revenir sur le fond et montrer que l'identité française, tout comme la sécurité, ne sont pas des thèmes "réservés"... à la droite, mais que la citoyenneté accomplie les revendique d'abord comme thèmes de gauche (la candidate, dès 2006 avec "l'ordre juste", n'en disait pas moins). Bien sûr, avec des conséquences qui ne sont pas celles de la pensée dominante de droite, pensée travaillée par la tentation de satisfaire aussi les aspirations de l'extrême-droite. Et là, nous aurons un article ainsi du philosophe Michel Onfray.
Dans un premier temps : comment les blogueurs voient-ils ce débat. A l'ironie surtout, semble-t-il :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-blogueurs-...
Les blogueurs répondent par l'ironie
au débat de Besson
Par Marie Amélie Putallaz, Coline Berard, publié le 28/10/2009 16:47 - mis à jour le 29/10/2009 17:28
Après avoir déchainé les passions dans le monde politique, le débat sur l'identité nationale proposé par Eric Besson secoue la Toile. Plusieurs blogs tournent en dérision le projet du ministre de l'Immigration, dans lequel ils ne voient qu'un calcul politique.
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LEXPRESS.fr
Le ministre de l'immigration a "envie de lancer un grand débat sur ce qu'est être Français aujourd'hui". Parmi les thèmes à aborder: la Marseillaise, la burqa ou les expulsions.
"Tu as un crédit-revolving sur le dos et tu as été obligé d'en faire un autre pour éponger le premier et tu te demandes quand tu vas être en sur-endettement tout en sachant que c'est imminent? Tu regardes le JT qui te montre que ça va mal et tu te demande quand les Iraniens vont faire péter la bombe? [...] Pas de problème! Parce qu'au moins, il te reste quelque chose à quoi te raccrocher. Tu es Français, crénom!", s'écrie l'auteur du blog Comité de Salut Public. "La question de l'identité nationale, ça ne sert qu'à ça: occulter les vraies questions et détourner l'attention des vrais coupables assis sur leurs tas de billets", tempête l'auteur.
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undessinparjour
Le blog Un dessin par jour publie quotidiennement une caricature sur l'actualité
De son coté, le blogueur Calvero énumère et tente la preuve par l'absurde: "Peut-on être Français si on porte une burqa? Faut-il être meilleur en syntaxe et en grammaire françaises que la président de la République? Est-il impératif de savoir ce qui s'est passé l'an 1515 de l'hégire? Quel chants sacrés doit-on maitriser? La Marseillaise? Le Chant des partisans? Ah le petit vin blanc? Tiens voilà du boudin?"
"Le ministre vient d'annoncer son intention de lancer un vaste débat sur les valeurs de l'identité nationale, avec pour objectif de 'réaffirmer la fierté d'être français', thème central de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi pas un défilé de French pride sur les grandes avenues des principales villes du pays tant qu'on y est?", ironise le journaliste et écrivain Pierre Assouline sur son blog.
Ruminances offre la possibilité d'estimer votre "degré identitaire" grâce au Test de l'identité nationale. Et les internautes y répondent avec enthousiasme, sourire en coin: "Génial! Et j'ai coché toutes les cases: je suis un bon vrai Français pur Gaulois! Voilà une journée qui s'annonce radieuse; je vais vite mettre la Marseillaise en route." se réjouit Lecoucou. Nicolas s'inquiète: "J'ai pas trop coché. C'est mal?" "Non, c'est pas mal. T'aimes les voyages?" le rassure lediazec.
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KEZAKO HEBDO, Erby
"Je porte le béret", "Je n'aime pas trop me raser ni même me laver"... le test d'Erby est là pour mettre à l'épreuve votre identité nationale.
Si ces blogueurs ont choisi le rire, d'autres tentent l'exercice de l'analyse. Ils se montrent, eux aussi, critiques face aux positions du ministre de l'Immigration. Samuel, sur Authueil.org, conteste ainsi la pertinence de la question d'Eric Besson: "Quel est l'apport de l'immigration à l'identité nationale?", dont il pense que les réponses seront forcément "orientées". Enfin, le blogueur anti-Sarkozy Juan voit dans la démarche même de l'ouverture débat une volonté gouvernementale d'occulter d'autres sujets d'actualité: "Nicolas Sarkozy veut maîtriser l'agenda pour masquer ses échecs."
Ensuite, rejoignons les propos de Michel Onfray confiés au novelObs.com :
IMMIGRATION
Michel Onfray : "Le débat de l'identité
nationale n'est pas réservé à la droite"
NOUVELOBS.COM | 29.10.2009 | 15:26
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Michel Onfray, philosophe. (AFP)
Le
prochain débat annoncé par le gouvernement sera celui de l'identité
nationale. L'identité française. Que l'on retrouve aujourd'hui dans
l'intitulé d'un ministère. La création du ministère de l'immigration et
de l'identité nationale était une des promesses de campagne de Nicolas
Sarkozy. En 2007, le candidat déclarait: "Parler de l'identité
nationale ne me fait pas peur", même si "pour certains c'est un gros
mot. (...) Je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême
droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte
pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen." Le ministère a finalement
été créé le 18 mai 2007 dès le premier gouvernement Fillon sous
l'intitulé complet de "ministère de l'immigration, de l'intégration, de
l'identité nationale et du développement solidaire". L'identité
nationale, une affaire politique ou philosophique ? En réclamant le
débat, Eric Besson a suscité un tollé dans l'opposition qui y a vu un
thème emprunté à l'extrême droite. Pour le philosophe et écrivain
Michel Onfray c'est au contraire une bonne occasion de se réapproprier
le débat et de dire que l'identité nationale "est une certaine
conception de la République qui fait preuve d'ouverture et de
solidarité".
Nouvelobs.com : Existe-t-il une identité nationale française ?
- Michel Onfray : Oui, cela me parait évident. C'est l'histoire de la
France. C'est un enjeu de société, c'est un enjeu d'histoire, c'est un
enjeu politique aussi. Je trouve cela très bien de prendre la balle au
bond et de montrer qu'il y a des définitions différentes et divergentes
de l'identité nationale. Pour moi, il y a deux façons de concevoir
l'identité. Celle de l'identité du sang, de la race et l'autre de la
raison et de l'intelligence. Donc je trouve très bien de dire ce qu'est
la France et comment elle fonctionne. Et ce n'est pas parce que la
droite et l'extrême-droite ont défini une certaine idée de l'identité
de la France, qu'il faut leur laisser dire. C'est une bonne occasion de
dire que la France c'est la Révolution française, c'est une certaine
conception de la République qui fait preuve d'ouverture, de solidarité
et de fraternité.
Que reste-t-il de cette identité nationale aujourd'hui ?
- Je crois qu'elle est mal en point parce que justement nous avons
laissé cette question là à la droite et à l'extrême-droite. Et que la
gauche considère que le simple fait de parler d'"identité nationale",
cela revient à utiliser le langage de l'extrême-droite. Ce qui n'est
pas vrai. Quand l'Abbé Grégoire, par exemple, réfléchit au statut des
Juifs dans la France lors de la révolution française, ce n'est pas un
travail de droite. C'est plutôt un travail de gauche. Si on refuse le
débat, il n'y aura de définition que celle de l'extrême-droite,
c'est-à-dire la définition raciale.
L'Etat a-t-il un rôle à jouer dans la construction de l'identité nationale ?
- Non, je ne crois pas que ce soit à l'Etat de participer à la
construction de l'identité nationale. C'est aux partis politiques, aux
citoyens, aux philosophes, aux sociologues de faire un grand débat.
L'Etat peut offrir des structures symboliques, comme la Sorbonne ou le
Collège de France pour accueillir toutes les idées. Et faire se
rencontrer des personnes qui ont leur définition de l'identité
nationale. Moi, je suis preneur du débat pour montrer qu'il n'est pas
le domaine réservé de la droite.
Peut-on encadrer l'identité nationale ?
- Cela dépend de la conception qu'on a de l'identité nationale et des
personnes qui sont au pouvoir. Si vous êtes au pouvoir et que vous avez
une conception de l'identité nationale qui est raciale, voire raciste,
cela ne produira pas le même type d'effet que si vous êtes au pouvoir
avec la conception de l'identité nationale héritée des Lumières. Si
Eric Besson veut un débat, je trouve qu'il a raison. Maintenant s'il
veut un débat de manière populiste en allant chercher ce qu'il a de
plus bas chez les gens en secouant le racisme qui dort en nous souvent,
effectivement cela va être problématique. S'il s'agit de prendre le
peuple à témoin pour une définition de l'identité nationale, on ne va
pas produire quelque chose de bien intelligent. Il ne s'agit pas de
dire "regardez vos viscères et dites nous ce que vous en pensez".
Interview de Michel Onfray par Sarah Diffalah
(le mardi 27 octobre 2009)
29 octobre 2009
Les cartons rouges de Ségolène Royal
« Quelles sont les valeurs qui nous unissent ? La liberté : les libertés reculent en France. L’égalité : la droite creuse les inégalités. La fraternité : les politiques dressent les Français les uns contre les autres. »
29.10.2009
Ségolène Royal : ce débat ? une forme de cynisme...
Ce matin, à côté de mon quotidien Le Monde, ayant été "privé" de presse quotidienne nationale hier (par la grâce des NMPP, du moins des "ouvriers du livre"), j'ai pris Aujourd'hui en france, l'édition provinciale du Parisien. J'y ai trouvé, ma foi, des articles intéressants et, à propos de l'identité nationale, qui pour Eric Besson ferait débat, une "contre attaque" de Ségolène Royal.
Pourquoi contre (attaque) ? Parce que, bien évidemment, quelques âmes charitables ont ressorti le patriotisme affiché par la candidate de la gauche en 2007 afin d'essayer à la fois de laisser croire que Besson ne fait que reprendre un thème... qui fut de gauche par la volonté de Mme Royal, et de faire oublier qu'il s'agit en fait de raccoler l'électorat qui, sur la droite de la droite de l'UMP, semble se défier de Sarkozy et redonne des couleurs au Front national...
Plutôt que de scanner l'article, je suis allé le récupérer sur le net
http://www.leparisien.fr/politique/identite-nationale-roy...
Le voici :
Politique
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Identité nationale : Royal contre-attaque
L’ex-candidate PS à la présidentielle réplique à Eric Besson dans le débat sur l’identité nationale.
Rosalie Lucas | 29.10.2009, 07h00
« J’ai été la première à parler de cette question de l’identité nationale. » Hier soir, en arrivant à la mairie du IVe arrondissement parisien où l’attendaient près de 400 membres de son association Désirs d’avenir, Ségolène Royal a répondu au ministre de l’Immigration.
L’ex-candidate à la présidentielle ne s’était toujours pas exprimée sur la question depuis qu’Eric Besson a lancé, dimanche, son projet de grand débat sur l’identité nationale. Rappelant qu’elle en avait fait un de ses sujets de campagne en 2007, elle a expliqué combien ce thème était « fondamental ». Pourtant, Royal avait déchaîné les passions en souhaitant que les Français aient un drapeau tricolore chez eux. Celle qui terminait ses meetings en faisant chanter « la Marseillaise » souhaitait aussi que l’hymne national soit mieux connu.
Cartons rouges
Ségolène Royal a insisté hier sur « l’opération de diversion » du gouvernement. « Il y a une forme de cynisme à lancer ce débat maintenant », a-t-elle lâché en accusant le gouvernement, à quelques mois des régionales, de promouvoir « une opération de conquête d’un certain électorat ». « La droite agite cela pour faire oublier la politique inégalitaire qu’elle met en place, pour faire oublier les tentatives de népotisme… » Tout en ne se disant pas « naïve » sur les intentions de Sarkozy et de son ministre Besson, Royal s’est montrée prête à relever le défi. « Ce n’est pas un débat secondaire, a-t-elle expliqué, je n’ai pas peur de l’aborder. » L’ancienne rivale de Sarkozy en a profité pour distribuer des cartons rouges au président. « Quelles sont les valeurs qui nous unissent ? La liberté : les libertés reculent en France. L’égalité : la droite creuse les inégalités. La fraternité : les politiques dressent les Français les uns contre les autres. » En affirmant « souhaiter que le débat ait lieu » sur ce qui « fait que les Français tiennent debout ensemble », Royal tranche une fois de plus avec nombre de ses « camarades ». Elle veut surtout montrer qu’elle entend moins que jamais abandonner à la droite ce thème sensible.
Le Parisien
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- SONDAGE - Identité nationale : un débat électoraliste pour les Français
- Royal contre-attaque
- Royal contre-attaque au coeur de Kaboul
- Débat sur l'identité nationale : une "opération de diversion", selon Royal
- Identité nationale - Besson déchaîne les passions
27 octobre 2009
C'est demain ! Mairie du IVème à Paris, avec Ségolène Royal
27 octobre 2009
UPP "Les Français peuvent-ils encore croire en la valeur travail?" - 28 octobre 2009
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Depuis le mois de janvier 2008, 25 salariés de l’entreprise France Télécom se sont donnés la mort.
Mardi
20 octobre 2009, les salariés de Pôle emploi se sont mis en grève.
Surcharge de travail avec l'afflux massif de demandeurs d'emploi depuis
le début de la crise, effectifs insuffisants, fusion à marche forcée,
formations trop courtes pour devenir polyvalents, management par
objectifs, sous-traitance au privé figuraient parmi les motifs de
mécontentement exprimés. Un suicide et cinq tentatives de suicides sur
le lieu de travail ont été reconnus par la direction, selon les
syndicats. Selon le directeur général de Pôle emploi, "Il ne faut pas
assimiler ce qui se passe à France Télécom à Pôle emploi". Jugeant les
difficultés liées à la crise, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à
l’Emploi, et Xavier Darcos, Ministre du Travail lui emboîtent le pas. .
Chômage, insécurité professionnelle, fermeture de sites en masse :
Gooodyear, New Fabris, Molex, Arcelor Mittal, Continental, la liste est
longue. Un questionnaire pour « évaluer l’état psychologiques des
salariés » a pourtant été distribué au personnel de Pôle Emploi. Comme
à France Télécom.
Quoi qu’il en soit, ces situations révèlent un profond malaise social.
La souffrance au travail n’est pas un thème réellement nouveau. Elle
se manifeste différemment selon les classes sociales, les catégories
professionnelles et les époques. Il semble cependant qu’aujourd’hui,
les logiques féroces du capitalisme ultra-libéral et financier jouent
un rôle non négligeable dans l’amplification de ce mal-être social.
Quelle
est l’influence des nouvelles méthodes de management sur l’efficacité
et le bien-être des salariés ? Quel arbitrage peut-on faire entre le
partage du travail et l’antienne électorale du « travailler plus pour
gagner plus » ? La
valeur travail demeure-t-elle une donnée fondamentale de nos sociétés
contemporaines ? Voici quelques unes des thématiques que nous
aborderons au cours de ce débat.
A très bientôt
L'équipe de Désirs d'avenir Paris
26 octobre 2009
Les habitants de La Hume sacrifiés au Conseil municipal de Gujan-Mestras ? En filigrane : La Poste.
C'était il y a trois semaines. Les citoyens, les "usagers" du service public, les contribuables (propriétaires tout de même de ces services) étaient appelés à se prononcer sur le futur statut de la Poste, du moins à exprimer leur refus de la modification de statut de la Poste, "La Poste", préalable -quoiqu'en dise la Sarkozye- à sa future privatisation, comme ce fut le cas pour Gaz de France aujourd'hui absorbé dans le groupe Suez.
La semaine passée, à Gujan-Mestras (Gironde, Bassin d'Arcachon), la sénatrice maire a retiré de l'ordre du jour une délibération concernant l'avenir de La Poste sur la commune. L'opposition de gauche, menée par le socialiste Fabrice Verdelet a donc quitté la salle du Conseil municipal, suivie par l'opposition de droite.
Aujourd'hui, mise au point dans Sud-Ouest par Fabrice Verdelet :
Une réaction de l'opposition
A la suite de la décision de l'opposition de quitter le Conseil municipal, jeudi soir, pour marquer leur opposition au refus du maire d'inscrire une délibération sur La Poste à l'ordre du jour, Fabrice Verdelet, au nom de l'opposition socialiste, communique : « Le service postal met à la disposition des usagers 17 000 points de contact dans toute la France. La privatisation de ce secteur d'activité aura donc des conséquences pour tous les citoyens sur l'ensemble du territoire. Les communes seront donc directement impactées, Gujan-Mestras comme les autres. Comment avoir aujourd'hui la certitude que le bureau de poste de La Hume soit maintenu en cas de privatisation ? Il est donc totalement légitime que les conseils municipaux se saisissent de ce problème. »
Tags : Politique gujan-mestras Bassin d'Arcachon
Les trois textes ci-dessous sont capturés dans mon blog généraliste (d'où les incompréhensibles, pour vous, annotations et allusions...) et datent donc de l'époque de la VOTATION CITOYENNE :
Un acte responsable, un témoignage citoyen : la votation nationale du 3 octobre (samedi)
Je vais m'absenter les 30 septembre et 1er & 2 octobre (j'aurai prévu des notes... d'entretien) et n'aurai plus l'occasion d'en reparler d'ici samedi.
Il ne s'agit plus là de choix partisan, de gauche contre droite (quoique... hélas ! compte tenu du clientélisme parlementaire du godillot Sarkozyland) mais bien de la préservation d'un bien commun, qui appartient aux citoyens, qui appartient aux contribuables, et qui reste l'un des derniers liens sociaux, mettant celui-là tous les habitants de notre pays à égalité devant l'acheminement du courrier et des petits colis.
Le ministre des finances de Chirac, Nicolas Sarkozy (lui ? oh !...), avait promis que jamais GDF ne serait privatisé. Il l'a été et n'est pas allé à la rencontre d'EDF pour constituer un pool énergie solide, préférant l'aventure du grand capitalisme polyvalent.
Le pps (show PowerPoint) joint, votation_3_octobre.pps, est à ce titre édifiant. Lisez-le bien, enregistrez-le, faites-le connaître, avant de vous rendre aux urnes samdi 3 octobre pour la grande VOTATION CITOYENNE qui vous permettra d'obtenir un referendum d'initiative populaire.
Car il s'agit pour vous, pour moi, pour nous d'une (future) spoliation. Il s'agit d'un (futur) déni de parole(s) de nos gouvernants. Il s'agit (presque) d'une injustice territoriale. Il vaudra assurément mieux habiter à terme Bordeaux, Toulouse ou Clermont-Ferrand que Saint-Urcize (Aubrac cantalien) ou La Font-Sainte et Apchon au nord du Puy Mary, voire... Montboudif.
Les entreprises s'en moquent, elles paient déjà fréquemment des messageries privées, voire une filiale de La Poste.
Aux urnes, citoyens ! La carte des points de votation (en mise à jour permanente) : http://www.appelpourlaposte.fr/spip.php?article151
Quant à moi, j'irai voter avec un belingot de St Herblain en bouche à défaut de biscuit craquant (il y a bien les confitures recuites d'Héloïse... mais, bon ! hein ?)
Mardi, notre hebdo en ligne publie l'article qui suit à ce sujet (63 % de Français opposés...) :
SERVICE PUBLIC
63% des Français sont opposés au nouveau statut de La Poste
NOUVELOBS.COM | 29.09.2009 | 07:25
En outre, 83% des sondés pensent que "la Poste sera privatisée dans quelques années" si le projet gouvernemental de transformation en société anonyme est adopté.

(Reuters)
Plus de six Français sur dix sont "défavorables" au basculement de La Poste, établissement public, en une société anonyme, révèle un sondage CSA publié mardi 29 septembre par L'Humanité. De même, 75% des sondés voteraient "non" à sa privatisation.
Soixante-trois pour cent des personnes interrogées se disent "pas du tout favorables"
(41%) ou "plutôt pas favorables" (22%) au changement de statut, alors
que 31% y sont "plutôt favorables" (23%) ou "tout à fait favorables"
(8%).
"La Poste sera privatisée dans quelques années
Les sondeurs reprennent ensuite la question posée aux participants à "la votation citoyenne" organisée par les opposants au projet gouvernemental dans toute la France : "Le gouvernement veut changer le statut
de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet" ?
Confrontés à cette question, les sondés y répondent à 75% par la
négative, alors que 25% répondent "oui".
Par ailleurs, 83% des sondés pensent que "La Poste sera privatisée dans quelques années" si le projet gouvernemental était adopté.
- Sondage réalisé par téléphone du 23 au 26 septembre sur un échantillon national représentatif de 1.004 personnes majeures, constitué d'après la méthode des quotas.
(Nouvelobs.com avec AFP)
04.10.2009
Votation, referendum d'initiative populaire
Dans la continuité de mon précédent post, je dois bien avouer que le temps me manque, que la fatigue est là (hier soir à la nuit tombante nous démontions de lourdes tentes et chargions plateaux et remorques, vive la vie associative !) et que mon blog, c'est évident, s'en ressent.
Néanmoins, comme beaucoup d'habitants de ce pays, j'ai trouvé le temps pour aller voter (il y avait trois urnes -transparentes- et listes d'émargements dans mon petit bled). je lis ce matin dans sud-Ouest que 59 % des français(e)s souhaitent un referendum ; 67 % s'étaient déterminés en fin de semaine contre le changement de statut de cet ancien service (ou encore...) Service Public, notre propriété à nous citoyens et contribuables, l'un des derniers liens sociaux quasi-institutionnels dans nos territoires ruraux.
J'ai tout de même trouvé le temps d'aller faire un tour "chez" Marius. Son discours méprisant, et dépassant l'habituerlle provocation qu'il affectionne, m'a catastrophé et heurté. C'est en outre un discours ignorant totalement la ruralité, ses besoins, sa culture... Sans, pour ma part, en appeler pour autant à Jacques Tati !...
Enfin, pour quelques commentateurs et contradicteurs, je rappelle le contenu du Power-Point que je vous ai mis en ligne ces derniers jours, et d'autre part que... Gaz de France - Suez parle d'abandonner une filiale gaz naturel !!!... Cela ne vous interpelle pas, nom d'une pipe (calme Caque, calme...), Gaz de France, qui fut votre, notre, propriété ; Gaz de France dont le changement de statut ne devait pas entraîner de privatisation... foi de Ministre des Finances, croix de bois croix de fer si je meurs je vais en... non : à l'Elysée ?
Millôdiou : la grenouille qui sera finalement ébouillantée en étant apparemment consentente : c'est cela. Point barre ! Alors, Marius peut vaticiner sur votre, sur notre, fainéantise et notre culture de l'assistance. Qu'il pense au moins que, derrière nous, il y a nos gosses et leurs enfants...
05.10.2009
Citoyen, civique, vote... Détails sémantiques ?
J'ai lu, il y a quelques heures, la persanerie du jour, c'est à dire le post dominical d'Usbek. Je pourrais le reprendre et... polémiquer sur son thème et son angle d'attaque ou de moquerie des socialistes... Mais, ce sont ses idées, et quand il écrit ainsi, il sait qu'il va accueillir des commentaires de protestation, éventuellement critiques et peu amènes...
Je ne le satisferai point sur ce plan, sinon en relevant que dès le soir du vote socialiste, en novembre dernier, consécutif au TSSR du Congrès de Reims*, tout était déjà dit sur ces manquements (il y en a eu également, à moindre échelle, par exemple en 13 et en 34, fédérations favorables à Ségolène Royal) à la démocratie et au respect des militants. Et... sur vos écrans de télévision, souvenez-vous des cris de Manuel Valls. Donc, le parti socialiste ne vient pas de découvrir les irrégularités commises à la lecture d'un bouquin de journalistes. Je veux signifier ici à Usbek qu'il n'y a point "révélation".
Non ce qui m'intéresse là, dans son post en question, est son annotation sur la "votation" et sur le qualificatif de "citoyenne". Sur la votation, terme qu'utilisent les suisses pour leurs consultations populaires, préparées longtemps à l'avance dans la mesure où, comme le relève à juste titre Usbek, elles doivent être suivies d'effets dans le fonctionnement ou dans le corpus législatif de la Confédération, on peut évidemment gloser.
Oui... mais alors quel terme utiliser ?
Vote ? Euh... les françaises et Français ont le droit de vote et sont appelés en chaque point du territoire à l'exercer de la façon rappelée par les Préfets, en application du Code électoral (articles de loi L, articles de réglement R). Alors, là il y a risque de grande confusion.
Scrutin ? Ben... c'est ce qui recouvre l'opération conduisant les électrices-électeurs à voter ; c'en est aussi le mode (un tour ? deux tours ? etc).
Sondage ? Ah non ! Même si on peut être tenté de dire "coup de sonde" dans la population, là, il y a eu un appel à tous, et ont "voté" des volontaires sans aucun critère de représentativité de groupe, catégorie, tranche, etc. Vraisemblablement les gens qui ont fait l'effort de s'exprimer l'ont essentiellement fait pour dire "non" et ne représentent alors que les opposants au projet gouvernemental. Cette votation n'avait donc rien de "statistique" et ne pouvait en aucun cas se substituer à un sondage. D'autant qu'un sondage est là pour donner une image de l'opinion à un instant donné, quel qu'en soit le commanditaire (et quelles que soient ses intentions), alors que la votation en question avait pour but d'obtenir le nombre de voix (et plus, bien évidemment) interpellant le Pouvoir en vue de réclamer, comme la Constitution réformée récemment le permet, un référendum d'initiative populaire...
Consultation ? Pourquoi pas... mais alors en la qualifiant de "citoyenne".
Et c'est là que je diverge par rapport au propos d'Usbek. Voter à la demande des Pouvoirs publics, scrutins alors mis en place localement par les mairies, c'est exercer un droit acquis par les citoyennes et citoyens que nous sommes, mais c'est aussi faire preuve de civisme (et ne pas voter n'est donc pas une attitude civique). A la limite vote et civique accolés constituent un pléonasme ou un truisme...
En revanche, et dans le cas de la consultation de samedi, dite "votation" par le collectif de partis, syndicats et associations, il s'agissait bien d'une consultation citoyenne (librement consentie en connaissance de cause et en vue de l'obtention d'un référendum), d'un vote "citoyen", d'une votation "citoyenne".
Oui, Usbek, il est vrai que mis à beaucoup de sauces le mot citoyen devient parfois tarte à la crème... Encore que ce soit un beau terme, un signifiant chargé de sens, d'émancipation, et d'égalité. Egalité... justement devant le Service Public comme (en principe) devant la Loi.
Alors, ne boudons pas notre plaisir. Pour ma part c'est au moins autant le citoyen que le militant associatif, c'est même d'abord le citoyen qui est allé émarger la feuille déclarative et qui a coché le NON sur le bulletin de vote.
* Notez bien : le Congrès des dupes. Pas vrai (au hasard) Bertrand ?
La bronca se prépare au Sénat
La branlette (sic), les divagations vagales... vues par un sénateur UMP
Très intéressant entretien avec un sénateur UMP, ancien apparatchik du RPR... qui annonce la bronca à venir au Sénat, pas obligatoirement de la gauche. L'homme est celui qui a inventé le Sarkoko. C'est un connaisseur du tout UMP. C'est aussi un analyste critique des dérapages de Sarkozy, de la branlette de... des divagations vagales ou cérébrales de... la vidéo vous donnera les noms.
Je vais vous mettre le lien mais sans podcast car la vidéo taille 40 Mb et lrd transferts sont limités à 10 Mb (ou Mo) : http://www.bakchich.info/Probst-annonce-la-bronca-des,090...
Un pied dans l'entreprise publique EDF, un autre chez Véolia...
25.10.2009
Surhomme ?
J'aime bien lire la chronique dominicale de Christian Seguin dans Sud-Ouest dimanche. Aujourd'hui, j'y ai trouvé le "billet" que j'aurais aimé écrire, du moins développer il y a déjà quelques jours. Car, derrière l'affaire du petit jeune de 1er cycle en droit destiné à présider l'EPAD, l'établissement public administrant et développnant le plus gros quartier d'affaires en Europe, il y a en Sarkozyland (Sarkozystan ?) des gateaux industriels, notamment certains dont l'Etat est actionnaire, qui se répartissent entre potes, jusqu'au paradoxe du mec qui aura un pied dans une entreprise publique et l'autre, ou l'oeil (peu importe), dans un fleuron capitaliste... où les hauts fonctionnaires aiment bien à venir y pantoufler (pas vrai J-M.M.... ex maître du monde ?). Tout en touchant des jetons chez... au hasard (rappel : on est en Sarkozyland)... Lagardère (presse), Dassault(*) (presse)... J'ai accolé "presse" entre parenthèses à l'énoncé de ces derniers groupes d'armement et d'aviation, pour rafraîchir la mémoire d'un mégaphone sarkozyste dénommé Lefebvre, celles d'autres hiérarques ou grandes gueules de l'UMP qui voudraient nous faire croire que la presse... joue contre Sarkozy... Soyons sérieux !
Ci-dessous, ce passage de la page de Christian Seguin aujourd'hui :
Surhomme
Un homme hors du commun a été trouvé dans les bureaux pour diriger d'une seule main et en même temps EDF et Veolia Environnement, deux entreprises, publique et privée, aux intérêts divergents, qui réalisent des ventes cumulées de plus de 100 milliards d'euros avec 500 000 salariés. L'athlète est aussi membre du conseil d'administration du groupe Lagardère, de CNP Assurances, de la banque Natixis et de Dassault Aviation. Mais il ne va pas au bistrot.
(*) Serge. Celui qui interdit par la justice a tout de même son bureau à la mairie de Corbeil-Essone où un prête-nom (j'ai failli écrire comparse) fait semblant d'être le Maire...
18 octobre 2009
La nique à tant de détracteurs... Allez-y Madame Royal !
17.10.2009
Lorsque, petit-déjeûnant ce samedi, j'ai parcouru mon Sud-Ouest, je n'ai pas pu ne pas voir la photo de Mme Royal... ni le grand titre de l'article. Vous noterez, en outre, qu'élue par un peu plus de 80 % des militants socialistes picto-charentais comme candidate socialiste en vue des prochaines régionales, et forte de sa position personnelle de non cumul de mandats, elle peut se permettre de rappeler D. Bussereau à l'ordre : "mon garçon, vous devrez abandonner votre mandat de Conseiller général, chef de l'exécutif départemental de Charente-Maritime". Dur-dur pour ce maire, pdt de Conseil général et Ministre !...
Cette éthique de Mme Royal, qui l'a affaiblie au plan de l'accès aux média (souvenez-vous, elle a cédé son siège de député au nom du respect de ses propres engagements de candidate présidentielle), fait aujourd'hui sa force.
Vous noterez en outre que, n'ayant jamais été dans l'appareil du PS (si elle avait été -ce qui eut été légitime- Première secrétaire à la suite du Congrès de Reims du PS, elle désignait immédiatement Vincent Peillon comme Premier Secrétaire délégué, donc organisateur de l'appareil...) elle explique une fois de plus que ce n'est pas son truc.
Samedi 17 Octobre 2009
